Poésie : prises alternatives

Un journal de travail, par Samuel Rochery

dimanche 30 avril 2017

Lettre à Chuck Norris




Un court texte inattendu d'une dizaine de pages devrait paraître chez un éditeur français, sous le titre prometteur de Lettre à Chuck Norris. Ou : comment faire passer de la poésie dite difficile, essayiste, en contrebande, ni vu ni connu. Garanti inchroniquable sur tous les réseaux, surtout littéraires, surtout poétiques. Nul doute que l'éditeur, qui se manifestera en temps voulu, n'a pas froid aux yeux. 

La lettre en question peut constituer une sorte de companion piece à Now sports (Eric Pesty Editeur, 2008), dont le sujet était déjà le sport de combat - sans qu'on soit dispensé, au contraire, de s'intéresser au langage entre les mains. Rebelote, donc. Extrait de cette prochaine Lettre à Chuck Norris

En bref, Chuck, la question est de savoir ce qu’on fait de ce qu’on nous transmet comme on nous le transmet : que la pensée transmise soit autochtone ou non, c’est toujours très naturellement étrange. Ce qu’on fait d’un savoir = ce qu’on profane d’un musée imminent, de façon générale. Et toute traduction aussi fidèle qu’un duplicata (si une telle traduction peut exister) d’un texte dans ta langue annoncerait que ta langue est morte. Soit juste avec la langue. Ça commence peut-être comme ça, « justesse ».
Parions que nous sommes vivants.


lundi 3 avril 2017

@vimeo - 6 projets de poèmes maritimes


Des séquences vidéo
à couper le souffle vidéo
dans des poèmes qui
n'ont pas encore
commencé


lundi 27 mars 2017

Résidence et creative writing, l'expérience de Francky Framboise


Chers lecteurs et -trices, l'expérience de Francky Framboise :

Aujourd’hui, je dois reconnaître que si t’es pas en résidence d’écriture et si tu n’as pas participé à des ateliers de Creative Writing qui t’apprennent à écrire, c’est très difficile de savoir où tu vas dans la littérature : ça ne fait aucun doute. J’ai donc pris le taureau par les cornes assez tôt dans ma vie d’écrivain. Ainsi, je suis actuellement en résidence d’écriture chez moi, grâce à la DRAC de ma cuisine, la FRAC de ma chambre, et le Conseil Régional de mon salon. Niveau préparation de dossier, ce n’est pas très chronophage. 


Auparavant j’ai participé aux séances de Creative Writing de mes lectures de livre et relectures de livre, crayon en main : c’était gratuit, ça l’est toujours, et, scoop, ça existe depuis toujours ! Lors de ces séances gratuites, on apprend à créer sa propre méthode, à commencer par sa méthode de creative writing (qui peut évidemment se muer en non-creative writing, anti-novel writing, non-poetic writing, writing is my life, no more writers in this fucking world, etc., etc..) dans tous les cas : curiosité, initiative, autonomie. Exactement ce qu’on apprend chez un professeur de creative writing, me direz-vous. Sauf que là ben c’est gratuit. Vous êtes gratuits, en fait. ça ne veut pas dire que vous serez la « proie » du premier professeur de creative writing qui tentera de vous vamper, ou bien que « le métier d’écrivain » soit la seule voie pour exercer ce métier. Ecrire, c’est beaucoup plus ouvert que ça quand même. Mais ça veut surtout dire que vous n’avez pas besoin de vous acheter vous-mêmes (logiquement parlant) en prenant le détour d’un cours payant de creative writing ! Hé, écrire, ça s’apprend ! Ces séances gratuites vous apprennent donc à faire des économies, pour parler trivialement. Le seul argent vraiment dépensé, c’est dans les livres eux-mêmes, un ordi, des stylos, des tickets de bus pour être toujours en contact avec ses amis, échanger des livres et en parler. On l’aura compris, la question d’ordre « trivial » est indisociablement liée à celle de la qualité du jugement qui vous permettra de passer à côté de certains livres non-nécessaires. C’est vieux comme le monde. Aussi vieux que la discussion entre amis (ou non-amis), qui vous permet d’affiner votre jugement et vous remettre en question. Pourquoi se priver du seul métier qui a l’avantage de ne pas en être un ? Bien. 


Lors de ma résidence du moment, il m’est venu une idée : inviter des amis écrivains en résidence pour qu’on compare nos résidences respectives et voir ce qu’il y a à améliorer en commun. Le thème de ma prochaine rencontre pourrait s’appeler : « Réalisme, utopisme : pour ou contre les rideaux aux fenêtres de votre chambre ? ». La vie Littéraire, pardi ! (Et non, je ne vous ferai pas le coup de « la vie, la vraie » !)

Francky Framboise, extrait d'un entretien accordé à la revue Qu'est-ce que tu fous là ?, numéro de mars 2017




mardi 21 mars 2017

Vient de paraître un livre performant, mission Télé



Cet exemplaire (le 4e) sera inséré prochainement entre les pages d'un Télé 7 jours à l'entrée d'une caisse chez mon Géant Casino, parmi les bonbons et les piles. A la page de samedi, une personne au hasard aura donc le choix du programme entre l'émission The Voice et The Livre Performant. Nikos ou Samy. En attendant l'exemplaire de rêve avec le supplément coloriage (mais qu'est-ce qu'ils foutent à l'imprimerie ?)

































Vient de paraître un livre performant, avec supplément coloriage, pdf, planche contact : 



vendredi 17 mars 2017

Vient de paraître un livre performant, édition collector



Une édition collector de Vient de paraître un livre performant (dont le texte a évolué entre-temps) comprendra une partie coloriage, soit, la reprise du titre des poèmes avec dessous l'apparence de forme, détourée, des poèmes, donc : la place pour dessiner, colorier, ré-écrire le livre ou même cracher dessus. Parce que aux éditions sans isbn, on veut que le lecteur en ait pour l’argent qu’on ne lui demande pas.

1. L’estomac du Performeur
2. Batterie d'émoticones
3. Lapoésielavie
4. Régimes
5. Donne-moi ta main (... et prends la mienne / mais oui mais oui / l'école est finie (Sheila))
6. Peau tautologique
7. Chantage
8. Faux-cul
9. Postier vs épistolier
10. Cannibalisme
11. Envolée lyrique, la une
12. Envolée lyrique, la deux
13. Envolée lyrique : la dernière
14. (Sans titre)



Extrait :








La maquette de la nouvelle couverture :