Poésie : prises alternatives

Un journal de travail, par Samuel Rochery

mardi 28 juillet 2015

Spokane, le jeu (lettrie post-amplique et post-ciselante)



Spokane, le jeu part d'un texte (extrait d'un futur livre qui s'appelle Spokane) dont la forme est celle d'un langage écrit dans une certaine syntaxe (française), que la typo géante ou l'espace blanc y jouent ou pas leur illusoire comédie de "plus de liberté dans la langue". L'écran blanc est d'ailleurs aussi peu "libre de tout" qu'il est codé en javascript (adapté d'un travail de Tim Holman). Ben merde alors.

Spokane, le jeu est donc un jeu de "peinture" syntaxée, lettrie post-amplique et post-ciselante pour les enfants, où le texte se réécrit en obéissant à la vitesse et aux mouvements de la souris du peintre improvisé en ligne. 

Spokane, le jeu, n'a pas la prétention de rivaliser avec celui, séculairement estival, des châteaux de sable.

Les règles sont simples :

1) Une lettre plus grosse que les autres n'est pas un plus gros cri du coeur. 

2) Il n'y a pas de "Mais, on peut faire semblant d'y croire". 

3) On peut préférer dire : "On va se détendre un peu dans le cri normal". 

4) La poésie n'a rien demandé à l'amour de la poésie.

5) La forme exacte d'un poème ne se voit pas en peinture plus qu'il n'est, déjà, peinture de mots.


Pour donner à tester le jeu à vos enfants, c'est ici :




















"Un pied à 3 orteils dans le plat", à partir de Spokane, capture d'écran du jeu par Aminata, 10 ans.