Poésie : prises alternatives

Un journal de travail, par Samuel Rochery

jeudi 9 juin 2016

Watts et la spontanéité spontanée


Watts a rédigé une réponse automatique aux propositions spontanées de texte, parce que c’est un peu toujours la même chose, la croyance en la "spontanéité spontanée" jusque dans le "texte" : pseudo-philosophie aux prétentions "iconoclastes" gentilles, aussi fantasmatiques que poussives (ie : "poésie", on imagine), grosses colères politico-morales avec plein de "corps" et de "trou" et de "à même la langue" dedans (ie : "poésie extrême", on imagine), dont la sincérité louable mais collante n'oublie jamais assez sa voix-lexique supposée "naturelle" - pas assez d'humour, de jeu, d'ironie (?) pour être réelle. Pas assez de je-m'en-foutisme, déjà. Hypothèse de Watts : le langage (s'il s'agit de respirer) se passerait bien de tout ce parasitage volontariste (sans nécessairement être "formaliste"). Nul doute que la croyance en la spontanéité spontanée se publie. Il n’y a que ça, d’ailleurs, en ce moment (en exagérant, bien sûr).

 « C’est touchant, merci. Mais non. Relisez la revue. Bises. Signé : Watts le Gros Méchant ».

 Sinon, Watts#6 est en ligne depuis le 28 mai 2016 :