Poésie : prises alternatives

Un journal de travail, par Samuel Rochery

samedi 26 novembre 2016

Résister, insister


Je tombe parfois sur des vidéos-conférences (voir plus bas), autour de la fiction et du réel par exemple, de la réalité fictive et de la fiction réelle à base archiviste-documentaire, causant de ces trames bizarres qui convoquent stars du rock, séquences de films, légendes, faits divers, chansons, histoire de la philosophie et théorie (un peu moins, quand même) - dans tous les sens possibles, références littéraires "du moment" à l'appui. Je trouve ça super intéressant, mais j'ai toujours l'impression de voir en "soft", en rassurant, plan-plan ou édulcoré, ce que j'engageais dans un livre comme Mattel. Lequel n'a rien "d'extrême" ou d'inouï dans les problématiques rebattues de la fiction et du réel, sauf qu'il diffère, sous pas mal d'aspects, des démarches répertoriées (il me semble, et si j'en crois les lecteurs). Je me dis : bon sang, ce livre, Mattel, paru en 2013 aux éditions Le Quartanier, résiste donc au temps, on le lira dans quelques années ! Passé inaperçu (ou sous silence hypocrite ou décontenancé ?) en France, dans le milieu de la poésie censé s'y intéresser (beaucoup moins passé inaperçu au Québec, où il est édité), je constate aussi qu'il ne trouve pas encore de comparaison dans sa forme piégée : en raccourci : de la poésie difficile (parce que l'héroïne Lecture se respecte, EST l'Héroïne Par Excellence) nourrie de mainstream. Le jour où je trouve une comparaison, je supprime ce post. Mattel n'est pas un livre sans lecteurs non plus : 

• Ici, 2 beaux articles d'Erwan Camus et Léonie Colombel :


• Deux séquences radiophoniques canadiennes où Mattel est chroniqué :
et 

• Enfin, une vidéo qui convoque des écrivains et critiques qui n'ont pas encore lu Mattel (et j'arrête la crise d'immodestie bouffonne) :