Poésie : prises alternatives

Un journal de travail, par Samuel Rochery

dimanche 30 avril 2017

Lettre à Chuck Norris




Un court texte inattendu d'une dizaine de pages devrait paraître chez un éditeur français, sous le titre prometteur de Lettre à Chuck Norris. Ou : comment faire passer de la poésie dite difficile, essayiste, en contrebande, ni vu ni connu. Garanti inchroniquable sur tous les réseaux, surtout littéraires, surtout poétiques. Nul doute que l'éditeur, qui se manifestera en temps voulu, n'a pas froid aux yeux. 

La lettre en question peut constituer une sorte de companion piece à Now sports (Eric Pesty Editeur, 2008), dont le sujet était déjà le sport de combat - sans qu'on soit dispensé, au contraire, de s'intéresser au langage entre les mains. Rebelote, donc. Extrait de cette prochaine Lettre à Chuck Norris

En bref, Chuck, la question est de savoir ce qu’on fait de ce qu’on nous transmet comme on nous le transmet : que la pensée transmise soit autochtone ou non, c’est toujours très naturellement étrange. Ce qu’on fait d’un savoir = ce qu’on profane d’un musée imminent, de façon générale. Et toute traduction aussi fidèle qu’un duplicata (si une telle traduction peut exister) d’un texte dans ta langue annoncerait que ta langue est morte. Sois juste avec la langue. 
Parions que nous sommes vivants.